La destruction en vol du Boeing et l’action de désinformation de Poutine : il n’y a pas de limites au cynisme du Kremlin

de Dmitry Tymchuk (facebook)

 Dans son allocution vidéo sur le Boeing abattu, publiée par le Kremlin, dans la nuit du 21 juillet (http://kremlin.ru/news/46262), le Président russe Vladimir Putin a fourni des informations et des passages intéressants.

 1) Poutine affirme que «  si le 28 juin les combats dans l’est de l’Ukraine ne s’étaient pas renouvelés, cette tragédie ne serait pas arrivée. »

 Mise au point. La trêve déclarée par le Président de l’Ukraine Petro Poroshenko, 20 juin, a pris fin le 27 juin, mais s’est poursuivie jusqu’au 30 juin. Dans la période du 27 au 30 juin les forces de l’ATO (Opération antiterroriste) n’ont pas mené d’actions (comme la semaine précédente) et ont seulement réagi aux attaques constantes des terroristes qui ont totalement ignoré la trêve annoncée.

 Le Kremlin ne peut pas ignorer la poursuite de la trêve de la part des Ukrainiens : l’annonce de l’extension de la trêve de la part de Kiev a été annoncée au cours des consultations tripartites le 27 juin, consultations auxquelles participaient non seulement la «  DNR » et la « LNR » (les entités séparatistes, NDT), les autorités ukrainiennes et l’OSCE, mais aussi les représentants de l’ambassade de Russie en Ukraine.

 Cependant, c’est le 28 juin, que nous, le groupe « Information résistance » avons reçu les premiers rapports sur la composition des équipages et des équipes de lutte contre l’incendie aidés par les modèles de à partir du territoire de la Fédération de Russie d’armes et de matériel militaire servis non seulement par des mercenaires russes mais aussi par des soldats des forces armées de la Fédération de Russie (il s’agissait d’une intervention militaire couverte en Ukraine de grande échelle à partir du 15 juillet, mais après la tragédie du Boeing malaisien Poutine a rappelé une partie de ses unités en Russie).

 Ainsi, Poutine confirme indirectement que la Russie a commencé la prochaine étape de l’invasion militaire en Ukraine, le 28 juin, quand les forces de l’ATO respectaient la trêve.

 

Depuis cette date, des soldats russes participent aux combats avec les forces ukrainiennes. La destruction du boeing malaisien est sur la conscience des spécialistes russes, qui servaient le Buk M1 introduit depuis le territoire de la Russie, avec lequel a été lançé la fusée qui a touché l’avion de ligne.

2) Putin a affirmé : « On doit tout faire pour assurer la sécurité des experts internationaux sur le lieu de la tragédie ».

 Cela c’est passé le 21 juillet, plus de trois jours après le crash du Boeing-777. À ce moment les terroristes pro-russe et les spécialistes des services de secours de la Fédération de Russie russes ont, comme on le sait, réussi à voler les éléments de preuves les plus importantes à partir desquels on pourrait tirer des conclusions sur les véritables causes de la tragédie.

 Selon nos informations, ce processus a été coordonné et contrôlé directement par Moscou.

 Cette opération s’est accompagnée d’une interférence des terroristes dans les travaux des experts internationaux, en vue d’empêcher leur travail. Les militants ont menacé et gêné les experts en utilisant des armes à feu, comme l’a rapporté la mission de l’OSCE.

 Ainsi, l’actuel « retard » dans la déclaration de Poutine n’est rien d’autre qu’une action de camouflage pour tenter de masquer les véritables causes de la tragédie de la part de la Russie et des terroristes qui dépendent d’elle.

 3) En parlant du travail des experts sur le site du crash de l’avion de ligne, Poutine a déclaré : « aujourd’hui opèrent là-bas des représentants du Donbass, de Donetsk, des représentants du Ministère des situations d’urgence de l’Ukraine, des experts de la Malaisie ».

 Sous le terme de « représentants du Donbass, de Donetsk » Poutine a clairement à l’esprit les milices pro-russes qu’il contrôle, et il met tout en oeuvre pour que ne soit pas menée une enquête objective. De même, il légitimise leur participation de plein droit à l’enquête.

 Alors que ni la Russie, ni les terroristes qu’elle dirige, en tant qu’auteurs de la tragédie, n’ont aucun droit de participer à l’enquête.

 4) Particulièrement hypocrite et cynique apparaît l’expression de Poutine que « la Russie fera tout ce qui dépend de nous, pour que le conflit dans l’est de l’Ukraine quitte la phase militaire actuelle pour passer à une phase de discussions à la table des négociations par des moyens pacifiques et diplomatiques. »

 La partie ukrainienne a recueilli suffisamment de preuves pour faire valoir que la Russie est le principal initiateur, l’organisateur et le participant du scandale de la présence des terroristes sur le territoire du Donbas. En outre elle mène une action directe d’agression contre l’Ukraine sous la forme de bombardements des positions des forces de l’ATO sur le territoire ukrainien, à partir du territoire de la Russie.

 Dans ce contexte, toute mention par le Kremlin d’un quelconque « dialogue pacifique » ressemble à une plaisanterie au sens le plus strict.

 

Le groupe « Information Résistance »

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Jewish Rift

By Natalia Tverdohleb, columnist
06.06.2014  Jewish.ru
Translated and edited by Voices of Ukraine

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It is impossible to look into the future. I do not know how much longer the current situation I’m in can continue. All attempts to get out of talking, to not discuss Ukrainian events with Israeli friends are fruitless.

A typical conversation goes like this:

“Hello! How are you?”

“The usual, no change. Is it warm there now?” (I try to steer the conversation to the weather.)

“Yes, it’s hot here. How long are you going to stay there with all those thugs? What are you waiting for? Pogroms?”

“You’re on about that again? What thugs?”

And we go round in a circle again: the ad nauseam answers (that everyone knows…) about [Dmytro] Yarosh and the Right Sector, about [Vadim] Rabinovich who does not understand his place, about the Ukrainian army that will not leave the residents of Donbas in peace. It is difficult to answer; to answer people who will not listen is obviously very hard. All the conversations are the same: there are different versions for different people, but they are all the same.

I do not want to lose any more friends, I look for the words but cannot find them. My Ukraine has become a Jewish rift—a point of no return to life as it was before, to the usual relationships. For me, relations between Jews before Maidan, the annexation of Crimea, and before the terrorists came to Donbas, were never black and white. There were shades of gray. But you never had sparks flying between different poles.

Whatever disagreements we had, it seemed the most important was what united us, our opposition to evil. Not long ago, we celebrated Passover—the holiday when we talk about captivity and we feel the pain of the Egyptian whips after a hundred generations and the real happiness of liberation. That is our suffering, our struggle and our joy. It might be a revelation for some, but the Ukrainian people, like the Jews, has its right to struggle, victory, and freedom. The simplest of course, do not think and repeat the trite phrase about the “dismantling of the Slavs,” so as not to consider the facts and notice the obvious. To analyze and compare is difficult and imbued with other people’s fears and worries. It is far easier not to crawl out of the shell and to live by stereotyping.

Israeli friends do not understand; they hesitate and are confused. But friends from Kyiv are sorry and delighted. What are they sorry about? That the Ukrainian army is still a long way from the Israeli army. What are they delighted about? Israel (!). The patriotism, courage, and solidarity of the Jews. My friends from Kyiv sometimes paint an idealistic picture of Israeli life, but I am not disagreeing, and am pleased to hear it. I overheard a conversation between two women talking in Ukrainian on a bus in Kyiv:

“Let this wretched Donetsk People’s Republic be, let people live how they want with their terrorists and local petty princes [war and drug lords]. Just don’t let our soldiers get killed.”

“If they thought like that in Israel, there would be no state. I went there last year, I looked around the country, it’s heaven on earth. But they are surrounded by enemies, they have gone through so many wars, and now they have no peace.”

Then they talked about 1948, the six-day war, Jerusalem, rockets from the Gaza strip, how Israel protects itself from terrorists, everything that this woman had heard about during her trip.

“You understand?” she asked the other woman all the time. “That’s what we have to do. We need to learn from them.”

I must confess that, forgetting the rules of decency, I eavesdropped on them openly and missed my stop. That evening, as if by design, there was a program on television about Israel and the same examples were given. One of the analysts, there are a lot of them around now, submitted that it is impossible to make that comparison—it is a small country, it has special conditions, a different political situation. For “different political situation,” I remembered how the thugs terrorizing Donbas put the women in front of them in order to shield them from the Ukrainian National Guard. For Israelis these are familiar circumstances.

I think our biggest desire is not wanting to change. Situations which seem paradoxical are perceived with difficulty and sometimes with hostility. Many people find it paradoxical that Jews are participating in the latest events in Ukraine. The Banderite stereotypes turn out not to be incompatible with Vadim Rabinovich winning more Ukrainian votes in the [presidential] election than both candidates from the radical parties combined, or with Governor Ihor Kolomoyski protecting Dnipropetrovsk Oblast from terrorism, or with the co-founder of the citizen platform New CountryValeriy Pekar.

Our relationship has gone into a new phase. I understand: it will not go back to what it was before. And while I am looking for a way out, I choose my words and arguments, I get another Skype call.

“Hello! How are you?”

“How are you?”

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Author’s autobiography:
I wrote my first novel when I was ten. It was a success among friends in our backyard, and it was awaiting failure in school. I have not written novels since then. But I have published a book of stories. I graduated from the Leningrad Polytechnic. For many years, I wrote software programming languages. Today I work in medical journalism, and live in Kyiv.

Source: jewish.ru

 

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« Svoboda » veut mettre en place un impôt de guerre sur les oligarques.

http://www.pravda.com.ua/news/2014/07/21/7032545/

« Svoboda » veut mettre en place un impôt de guerre sur les oligarques.

Lundi 21 juillet 2014, 12:03

 Le groupe parlementaire de « Svoboda » demande l’introduction d’un impôt de guerre sur les oligarques ukrainiens.

 C’est ce qu’a annoncé lundi lors d’une réunion du Conseil de coordination le membre du groupe « Svoboda » Olexiy Kaïda.

 « Le peuple tout entier donne à l’armée jusqu’à son dernier sou pour acheter de la nourriture, des uniformes, des casques, des gilets pare-balles. Au contraire, nous avons encore au milieu de nous des dizaines d’oligarques, qui pendant plus de 20 ans ont pillé le pays et maintenant ne veulent pas donner un sou pour la défense de l’État, » a-t-il déclaré.

 C’est pourquoi, d’après Kaïda, le groupe va poser une question sur la mise en place d’un impôt sur les oligarques pendant la séance des questions au gouvernement.

 « C ‘est pourquoi au cours de la séance des questions au gouvernement nous demanderons l’introduction d’un impôt de guerre sur les oligarques ukrainiens et de consacrer ces fonds à la défense de notre pays et à la protection sociale des familles affectées par l’opération de lutte anti-terroriste », a souligné Kajda.

 Comme on le sait, l’homme le plus riche d’Ukraine, l’oligarque Rinat Akhmetov a refusé de financer les besoins des réfugiés.

 Ukrainska Pravda

 

 

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Bilan de la situation en Ukraine du 16 juillet 2014 par “Résistance par l’information”

Cette traduction de Tymchuk est parue sur la page facebook du Collectif Euromaidan France

 

Bilan de la situation en Ukraine du 16 juillet 2014 par “Résistance par l’information”
Merci à Olga Kobenko pour la traduction
Des points négatifs :
1. Des batailles meurtrières se déroulent dans la zone de l’opération antiterroriste. Aujourd’hui elles touchent les alentours d’Amvrosyivka, Marynivka, Izvaryno et d’autres lieux habités.
Le Conseil de Sécurité et de Défense a indiqué aujourd’hui que les troupes ukrainiennes gardent le contrôle sur toutes les villes qui ont été libérées des terroristes. « Nos soldats n’ont pas reculé d’un pas » a déclaré le porte-parole du Conseil de Sécurité et de Défense A. Lysenko.
Pour notre part, ajoutons que l’épicentre de la confrontation se situe à l’heure actuelle dans le territoire frontalier. La Russie soutient les terroristes par tous les moyens, en envoyant des armes et des effectifs, et en effectuant des tirs depuis son territoire. Poutine est conscient du fait qu’une fois les corridors d’approvisionnement des séparatistes coupés, tout serait fini pour eux et le conflit dans le Donbass serait résorbé. C’est pourquoi il cherche à l’empêcher à tout prix.

2. Nous, groupe « Résistance par l’information », sommes très inquiets de la nouvelle phase d’intrusion secrète russe dans le territoire ukrainien. Cependant nous n’avons compté que 300 soldats russes, ce qui reste un faible nombre. Or, ce sont eux qui vont constituer la matrice des nouveaux groupes de terroristes et c’est précisément à cause du professionnalisme des militaires russes que les massacres dans le Donbass continuent. Les « insurgés » sont pour la plupart des criminels, des petits délinquants et des marginaux, incapables de manier des armes modernes russes. Le Kremlin en est conscient et continue à envoyer ses troupes dans le Donbass.
Au début du mois d’avril nous avions constaté l’intrusion dans le Donbass des groupes d’espionnage et de diversion russes (par ailleurs, nos annonces à ce sujet avaient été jugées à l’époque avec beaucoup de scepticisme). Quelques jours plus tard des évènements notoires se sont produits à Slaviansk. Au début du mois de mai les militaires de la Fédération de Russie ont disparu, cédant la place aux mercenaires. Aujourd’hui les effectifs de l’armée régulière russe sont de retour dans le Donbass. Cela n’augure rien de bon.
Par ailleurs, la Russie n’a jamais donné d’explications au sujet du retour des corps de ses militaires tués en Ukraine. Qu’en est-il, par exemple, du 45è régiment du spetsnaz des forces aériennes russes ? On a hâte d’entendre la version de Kisselev.

3. A Lougansk les terroristes organisent des places fortes dans des quartiers civils. C’est leur tactique habituelle, s’abriter derrière la population civile. Malheureusement, elle s’avère efficace. Dans de telles conditions mener des opérations sans causer de pertes parmi la population civile devient un défi dur à relever pour les soldats ukrainiens. Les terroristes, eux, restent fidèles à leurs habitudes et aux instructions de Poutine: s’abriter derrière les femmes, les enfants et les vieux.
Des points positifs :

1. Durant les dernières 24 heures les forces aériennes ont effectué 29 vols. Des frappes sur des positions des terroristes ont été effectuées ; des opérations de ratissage et de distribution de l’aide humanitaire ont été déclenchées dans le secteur.
2. Le président Porochenko a signé une loi attribuant aux participants de l’opération antiterroriste le statut de combattants de guerre.
C’est la moindre des choses que l’Ukraine doit faire pour rendre hommage à ses héros. Cependant il y eut de nombreux débats autour de cette question. Finalement, la justice a l’emporté.
3. Moustafa Djemilev, leader des Tatars de Crimée, a indiqué aujourd’hui que la Turquie a entamé un procès contre un bateau de croisière turque pour avoir violé l’interdiction faite par les autorités de l’Ukraine d’entrer dans les ports de la Crimée occupée.
La Turquie ayant accueilli une grande partie de la diaspora de tatares de Crimée, elle est aujourd’hui une alliée naturelle de l’Ukraine. C’est comme cela que nous percevons aujourd’hui la Turquie. Toute forme de trahison par la Turquie des tatares de Crimée serait une lourde déception pour tous ceux qui croient en sa solidarité. On espère qu’Ankara est de notre côté.
L’Ukraine à son tour ne doit pas oublier ses obligations vis-à-vis des tatares de Crimée ainsi que vis-à-vis de nos concitoyens restés sur le territoire occupé de la péninsule.

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Akhmetov a refusé d’aider les réfugiés de Donetsk

http://www.pravda.com.ua/news/2014/07/20/7032520/ Dimanche 20 juillet 2014, 23:41 L’homme le plus riche de l’Ukraine, l’oligarque Rinat Akhmetov a refusé de financer l’aide aux réfugiés de Donetsk. C’est ce qu’a fait savoir à ce sujet sur sa page Facebook, le gouverneur de la région d’Odessa Ihor Palytsia. « Il y a trois semaines j’ai, en tant que gouverneur de la région d’Odessa, écrit une lettre à Rìnat Ahmetov en lui demandant de cofinancer les besoins des réfugiés. Hier, j’ai reçu une lettre de réponse : un refus » a déclaré le gouverneur. « Ses entreprises paient des impôts, donc ces questions devraient relever de l’État ! Je me demande si les habitants d’Odessa seraient d’accord pour que le budget régional finance les besoins des migrants de l’est adultes et aptes au travail qui sont venus chez nous ? Personnellement, j’y suis totalement opposé ! » a déclaré Palytsia. Ukrainska Pravda

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